Comment tenir un carnet d'hypos vraiment utile à votre équipe soignante
Une hypo est souvent terminée en vingt minutes, et le soir même on ne s'en souvient qu'à moitié. Pourtant, les hypoglycémies sont l'un des premiers sujets abordés en consultation de diabétologie : leur fréquence, leur gravité, l'heure à laquelle elles surviennent et ce qui les a précédées. Votre lecteur ou votre capteur enregistre la glycémie, ce qui est indispensable, mais pas le fait que vous étiez à mi-pente en randonnée, que vous aviez sauté le déjeuner ou que vous n'arriviez plus à lire l'écran de votre téléphone. Une courte entrée après chaque hypo, et un relevé quotidien des repas, de l'activité, de l'alcool et des traitements, transforment des hypos éparses en un schéma que l'on peut corriger, que vous viviez avec un diabète de type 1, un diabète de type 2 traité par insuline ou sulfamides, ou une hypoglycémie réactionnelle.
Ce qu'il faut noter après chaque hypo
Resucrez-vous d'abord, notez ensuite. Une fois stabilisé, indiquez l'heure de début, comment vous l'avez repérée (tremblements, sueurs, faim, alarme du capteur, ou quelqu'un qui l'a remarquée), et sa gravité sur une échelle constante : légère si vous l'avez reconnue et traitée vous-même, modérée si vous étiez confus, faible ou en difficulté pour agir, sévère si vous avez eu besoin de l'aide d'une autre personne ou de glucagon, ou si vous avez perdu connaissance. Notez avec quoi vous vous êtes resucré et si une prise a suffi ou si vous êtes redescendu dans l'heure. Indiquez le temps qu'il vous a fallu pour redevenir vous-même, car un mal de tête, une fatigue ou un moral en berne peuvent persister des heures après le retour à la normale du chiffre. Puis le contexte : quand vous avez mangé pour la dernière fois et à peu près quoi, l'heure de votre dernière injection ou de vos comprimés, tout effort dans les 24 heures précédentes, l'alcool de la veille au soir, et si vous étiez malade, stressé, en pleine chaleur ou en manque de sommeil. Laissez les glycémies dans votre lecteur ou votre capteur, là où votre médecin ira les chercher.
Les facteurs à noter chaque jour
Les hypos sont rarement le fruit du hasard, mais leurs causes sont dispersées sur la journée : elles n'apparaissent que si les journées ordinaires sont notées aussi. Trace Santé vous permet de noter les facteurs du quotidien en un seul appui chacun, sur la même chronologie que vos hypos : un repas sauté ou retardé, un repas riche en féculents, des sucreries, de l'alcool, la marche et les autres activités physiques, le stress, le mauvais sommeil, et vos traitements ou injections. Au bout de quatre à huit semaines, regardez ce qui a précédé vos hypos. Les constats typiques : une hypo en fin d'après-midi les jours de marche à l'heure du déjeuner, une hypo nocturne après un effort en soirée ou quelques verres, une hypo deux ou trois heures après un bolus de correction, ou une série d'hypos après une perte de poids ou un changement de rythme qui a rendu trop forte une dose habituelle. Dans l'hypoglycémie réactionnelle, le schéma se trouve en général dans le repas lui-même : un repas copieux en glucides raffinés, suivi de tremblements deux à quatre heures plus tard. Ce sont des pistes concrètes à apporter à votre médecin, pas des raisons de modifier une dose de vous-même.
Quand une hypo est une urgence
Appelez le 15 (SAMU) ou le 112 si la personne est inconsciente, fait une crise convulsive, ou est trop somnolente ou confuse pour avaler sans danger. Dans ce cas, ne donnez rien par la bouche ; placez-la en position latérale de sécurité et administrez le glucagon s'il a été prescrit et qu'on vous a montré comment faire. Appelez aussi si elle ne s'améliore pas après le resucrage. Pour une hypo que vous pouvez traiter vous-même, la Fédération Française des Diabétiques et l'ADA décrivent généralement environ 15 grammes de sucre rapide, un contrôle au bout de 15 minutes, à renouveler si la glycémie reste sous 0,70 g/L (70 mg/dL), puis une collation à base de glucides lents si le repas n'est pas proche. Le protocole de votre propre équipe soignante passe en premier. Ne prenez pas le volant avant d'être complètement remis ; au Royaume-Uni, par exemple, il est demandé d'attendre 45 minutes après le retour de la glycémie dans la cible. Contactez votre équipe de diabétologie après toute hypo sévère, si les hypos deviennent fréquentes ou surviennent la nuit, si vous les sentez plus tard qu'avant, ou après un nouveau traitement. Toute personne qui présente des symptômes d'hypo sans prendre de traitement hypoglycémiant doit être examinée par un médecin.
Comment Trace Santé vous aide à tenir le carnet
Noter une Hypoglycémie se fait en un seul appui, avec une intensité calquée sur la façon dont les médecins classent les hypos, et vous passez l'entrée sur « Terminé » une fois remis : chaque épisode a ainsi un début, une fin et une durée. Une note sur l'entrée conserve ce que vous avez pris pour vous resucrer et ce que vous faisiez. Repas riche en glucides, Repas sauté, Sucre, Alcool, Marche / Randonnée, Activité physique, Stress, Mauvais sommeil, Médicaments quotidiens et Injection / Perfusion figurent sur la même chronologie, et l'onglet Analyses montre lesquels précèdent le plus souvent vos hypos. La fatigue, les tremblements, les sueurs nocturnes et le brouillard cérébral peuvent être notés à côté. Avec Premium, les widgets et l'app Apple Watch permettent de noter sans ouvrir l'application. Le rapport PDF prêt pour le médecin rassemble les épisodes et les facteurs qui les entourent en quelques pages pour votre infirmière, votre médecin traitant, votre diabétologue ou votre endocrinologue. Trace Santé n'enregistre ni glycémie, ni doses d'insuline, ni glucides : il ajoute ce que vous avez ressenti et ce qui s'est passé aux chiffres que garde votre lecteur ou votre capteur. Vos données restent sur votre iPhone, sans aucun compte à créer.
Frequently Asked Questions
Faut-il contrôler sa glycémie avant de noter une hypo ?
Si vous avez un lecteur ou un capteur et que vous pouvez le faire sans risque, oui : le contrôle confirme l'hypo, et la valeur a sa place dans l'historique de votre lecteur pour votre médecin. Mais ne retardez jamais le resucrage pour mesurer ou pour noter. Si vous sentez une hypo arriver sans pouvoir contrôler, resucrez-vous d'abord. Trace Santé n'enregistre pas les glycémies : votre lecteur ou votre capteur reste la référence pour les chiffres, et votre équipe de diabétologie consultera directement ces données. Ce que Trace ajoute, c'est l'autre moitié : comment l'hypo s'est manifestée, sa gravité en pratique, le temps de récupération, et ce que vous aviez mangé, bu ou fait avant. Ensemble, les deux relevés expliquent une hypo bien mieux que l'un ou l'autre seul.
Un carnet d'hypos peut-il aider quand on a peur des hypoglycémies ?
Souvent, oui. La peur de l'hypoglycémie est fréquente, surtout après un épisode sévère ou nocturne, et elle peut pousser à garder une glycémie plus haute que ce que recommande l'équipe soignante, ou à éviter le sport, la conduite ou le fait de dormir seul. Un relevé aide de deux façons. Il remplace un sentiment diffus de danger par des faits : combien d'hypos vous avez réellement faites ce mois-ci, à quelles heures, et après quoi. Et il donne à votre équipe de diabétologie de quoi supprimer la cause, en déplaçant une dose, en changeant un médicament, en ajoutant des alarmes au capteur ou en organisant l'activité physique autrement. Si la peur des hypos pèse sur vos journées, dites-le en consultation : les équipes y sont habituées, et un accompagnement psychologique existe.
Suivre les repas, le sport et l'alcool peut-il m'aider à prévenir les hypos ?
C'est l'un des apports les plus utiles d'un journal. Notez dans Trace Santé un repas sauté ou retardé, un repas riche en glucides, des sucreries, de l'alcool, une marche ou une séance de sport, une mauvaise nuit et le stress, en un seul appui chacun, tous les jours et pas seulement les jours d'hypo, pour que la comparaison soit juste. L'effort fait baisser la glycémie pendant l'activité et jusqu'à 24 heures après, ce qui explique les hypos la nuit qui suit une longue randonnée ou un match. L'alcool freine la libération de glucose par le foie : le risque se prolonge dans la nuit et jusqu'au lendemain matin. Un repas plus léger que ce que prévoyait la dose, ou un repas sauté après un sulfamide, est un déclencheur classique. Au bout de quelques semaines, l'onglet Analyses montre quels facteurs reviennent avant vos hypos, et vous pouvez apporter ces schémas à votre médecin.
Vos données restent sur votre iPhone.
Sans compte. Privé. Aucune information personnelle n'est demandée. Vos données de santé restent sur votre iPhone par défaut. Une option de sauvegarde sur votre iCloud privé est disponible. Trace Santé ne collecte ni ne vend jamais vos données de santé.
Ce qu’en disent les utilisateurs
Noté 4,8 sur 5 sur la base de 66+ avis sur l’App Store.
- « De toutes les applications de suivi des symptômes, j’ai trouvé celle-ci la plus simple et la plus intuitive. Elle « écrit » dans l’app Santé, ce qui est exactement ce que je voulais. Toutes les autres se contentent de « lire » une partie des données de l’app Santé, sans jamais y réinscrire de données. Ça m’aide à visualiser mes symptômes chroniques tellllement bien. » (EB1700, United States)
- « Je ne suis pas vraiment du genre à suivre mon humeur et mes habitudes, mais cette application m’a montré tout l’intérêt de le faire et m’a aidé à réfléchir à ma journée pour en tirer le positif et voir où je peux m’améliorer. » (GavinLanoe, United Kingdom)